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Comparatif

Trimestia ou le tableur de carrière fait à la main, que choisir

Beaucoup de femmes commencent par recopier leur relevé dans un tableur, une colonne par année, une colonne par employeur. C’est un bon réflexe et ce comparatif ne le méprise pas : le tableur oblige à regarder chaque ligne, il coûte zéro euro et il appartient à celle qui le construit. Ce qu’il ne fait pas, c’est vous dire ce qui manque, ni comment le demander.

Le comparatif poste par poste

CritèreTrimestiale tableur de carrière fait à la main
Coût15 à 39 euros TTC par mois, résiliable à tout momentGratuit, hors le temps de construction du tableau
Saisie du relevéSaisie guidée qui reprend l’ordre du relevé, environ deux heures pour quarante ansColonnes à inventer soi même, souvent refaites deux ou trois fois
Repérage des années douteusesDétection des années à zéro, un ou deux trimestres et des changements de régimeRepérage à l’oeil, dépend de votre attention le jour de la relecture
Périodes que le relevé ignoreQuestionnaire chronologique par périodes de vie qui fait remonter stages, congés et aide au conjointRien ne vous les rappelle, elles restent hors du tableau
Seuil de validation d’un trimestreComparaison automatique du salaire porté au compte au seuil de l’annéeFormule à écrire et seuil à retrouver année par année
JustificatifsListe de pièces par situation, du bulletin au livret de familleÀ constituer de mémoire, sans savoir ce que la caisse attend
Demandes de régularisationModèles prêts pour l’Assurance retraite, la MSA et l’AGIRC-ARRCOCourrier à rédiger vous même, sans repère de formulation
Suivi des envois et des relancesEnvois datés, relances programmées, réponses rangées face à l’annéeOnglet à tenir à jour à la main, souvent abandonné après deux mois
Dossier de rendez-vousExport PDF de quatre pages, questions prioritaires en première pageImpression du tableau, difficile à lire pour un conseiller
Glossaire du vocabulaire retraiteTermes expliqués à l’endroit où vous les rencontrezRecherches éparpillées sur plusieurs sites

Ce que le tableur fait très bien

Recopier son relevé à la main force à ralentir. C’est un vrai bénéfice, et il ne faut pas le sous estimer : beaucoup de femmes découvrent leur première année douteuse simplement parce qu’elles ont dû taper le chiffre zéro dans une case. Le tableur est aussi parfaitement adapté aux carrières courtes ou linéaires, où il s’agit surtout de vérifier que les employeurs connus figurent bien tous, dans le bon ordre, avec un nombre de trimestres cohérent.

Il a un autre mérite : il vous appartient. Aucun abonnement, aucun compte, aucune donnée ailleurs que sur votre ordinateur. Pour une femme qui refuse par principe de confier son historique professionnel à un service en ligne, c’est un argument suffisant, et nous ne cherchons pas à le contredire. Le tableau annoté, imprimé et apporté en rendez-vous vaut infiniment mieux que d’arriver les mains vides avec le relevé brut.

Là où le tableur s’arrête

Un tableur ne connaît que ce que vous y mettez. Il affichera fidèlement une année à zéro trimestre sans jamais vous suggérer que ce zéro correspond à un congé parental d’éducation dont la transmission n’a pas suivi. Il ne posera pas la question du remplacement d’été de vos vingt ans, ni des onze années passées à aider à la boulangerie avant qu’un statut soit déclaré. Or ce sont ces périodes là, invisibles dans le document officiel, qui composent la majorité des trois périodes que nous repérons en moyenne par relevé.

Le second arrêt est documentaire. Même en ayant identifié l’année, il faut savoir quelle pièce la caisse attend, quel organisme saisir selon le régime concerné et comment formuler une demande qui sera instruite plutôt que classée. Ce sont trois compétences distinctes que le tableur ne fournit pas, et qui expliquent pourquoi tant de tableaux soigneusement remplis n’aboutissent à aucun courrier envoyé.

Le vrai coût du temps passé

Le tableur est gratuit, le temps ne l’est pas. Construire les colonnes, retrouver le seuil de validation applicable à chaque année, tenir un onglet de suivi des courriers et refaire le tableau après un premier essai raté représente plusieurs soirées. Dans nos ateliers, les femmes qui ont commencé au tableur y ont consacré en moyenne bien plus que les deux heures que demande une saisie guidée, et une partie d’entre elles s’arrête avant la phase des demandes, qui est pourtant la seule à produire un effet.

La comparaison honnête n’est donc pas gratuit contre payant, mais tableau abandonné contre dossier envoyé. Si vous vous sentez capable de tenir le suivi des courriers pendant huit mois, le tableur suffira. Si vous savez que ce suivi va s’éteindre, l’abonnement à quinze euros de la formule Lecture de relevé coûte moins cher qu’un trimestre de décote qui se répète chaque mois.

Quand l’alternative reste le bon choix

Le tableur reste le bon choix si votre carrière tient en deux ou trois employeurs, sans congé parental, sans temps partiel prolongé et sans période à l’étranger, ou si vous refusez par principe de saisir votre historique professionnel dans un service en ligne. Il est aussi préférable si vous avez déjà obtenu la correction de vos années douteuses et que vous voulez simplement garder une trace personnelle de vos échanges avec les caisses.

Le verdict

Si votre relevé comporte des années à zéro, un ou deux trimestres, des changements de régime ou des périodes de congé, le tableur vous montrera le problème sans vous donner la suite. Trimestia part du même tableau, mais le prolonge jusqu’à la pièce, l’organisme et le courrier. Commencez par le tableur si vous doutez, passez à l’outil quand la liste des questions dépasse trois lignes.

Questions frequentes

Peut-on importer un tableau déjà commencé ?
La saisie guidée reprend l’ordre exact du relevé, donc un tableau déjà construit se recopie très vite, souvent en moins d’une heure au lieu de deux. Rien n’est perdu du travail déjà fait, et les colonnes que vous aviez ajoutées de vous même servent de repères pendant le questionnaire de vie.
Le tableur permet-il de calculer une décote ?
Techniquement oui, avec une formule. Le risque est ailleurs : appliquer le taux de décote à un nombre de trimestres qui n’est pas encore stabilisé donne un résultat rassurant ou inquiétant sans fondement. Vérifiez d’abord les années douteuses, chiffrez ensuite, et rappelez vous que seule votre caisse peut chiffrer la pension elle même.
Faut il abandonner le tableur si on prend un abonnement ?
Non, beaucoup d’abonnées gardent leur tableau comme carnet personnel, notamment pour noter ce qui s’est dit au téléphone avec une caisse. Trimestia tient le dossier structuré et daté, le tableau tient les notes libres. Les deux cohabitent très bien, à condition que les demandes officielles partent d’un seul endroit.

Trimestia ou le tableur de carrière fait à la main, que choisir

Si votre relevé comporte des années à zéro, un ou deux trimestres, des changements de régime ou des périodes de congé, le tableur vous montrera le problème sans vous donner la suite. Trimestia part du même tableau, mais le prolonge jusqu’à la pièce, l’organisme et le courrier. Commencez par le tableur si vous doutez, passez à l’outil quand la liste des questions dépasse trois lignes.