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L’auteur du service

Jimenez Julien, l’homme qui a rangé quatre mille relevés de carrière

Trimestia est né d’une table de bibliothèque municipale, de classeurs ouverts et d’une question revenue trop souvent : pourquoi cette année-là ne compte-t-elle pas ?

Portrait de Jimenez Julien, fondateur de Trimestia
Jimenez Julien, fondateur de Trimestia et directeur de la publication.

Une frise tracée à la main sur une nappe en papier

En 2022, j’anime un atelier numérique dans une médiathèque de l’Aisne. Le programme annonce une séance sur les démarches en ligne. Sur les onze personnes inscrites, dix sont des femmes de cinquante deux à soixante ans, et neuf d’entre elles sortent de leur sac le même document : un relevé de carrière imprimé, souvent annoté au crayon, parfois plié depuis des mois.

Aucune ne vient pour apprendre à créer un compte. Elles viennent parce qu’elles ne comprennent pas leur propre vie professionnelle telle qu’elle est écrite. Une année à zéro trimestre, sans explication. Une année à deux trimestres alors qu’elles ont travaillé douze mois. Un employeur qui n’apparaît pas. Une période d’apprentissage réduite à une ligne muette.

Ce jour-là, faute de mieux, j’ai tracé une longue ligne sur une nappe en papier et j’ai demandé à chacune de poser ses années dessus : les études, le premier contrat, les enfants, le temps partiel, la reprise. En quarante minutes, la salle a compris quelque chose que dix ans de courriers n’avaient pas réussi à dire : une carrière hachée n’est pas une carrière incompréhensible, c’est une carrière qu’il faut lire dans l’ordre.

Pourquoi ce sont les femmes qui remplissent ces salles

Je n’ai pas choisi cette cible par calcul. Elle s’est imposée atelier après atelier. Les interruptions de carrière, les temps partiels subis, les périodes d’aide dans l’entreprise du conjoint, les années d’aidance familiale, les reprises tardives après les enfants : ce sont trois femmes sur quatre dans mes salles, et les travaux de la DREES comme ceux du Conseil d’orientation des retraites disent pourquoi.

Un relevé de carrière a été conçu pour une trajectoire simple, un employeur après l’autre, sans trou. Dès que le parcours se fragmente, le document devient un objet difficile : il liste ce qui a été déclaré, jamais ce qui manque, et surtout jamais pourquoi. C’est ce silence-là que Trimestia comble.

J’ai vu des femmes découvrir à cinquante huit ans qu’une année entière de travail saisonnier n’avait jamais été portée à leur compte. J’ai vu une ancienne conjointe collaboratrice apprendre que ses onze années à la boulangerie n’avaient pas toutes un statut déclaré. J’ai vu une auxiliaire de vie comprendre que ses années à dix huit heures par semaine ne valaient pas quatre trimestres, non par erreur, mais parce que le seuil de validation repose sur un montant de salaire et non sur une durée de travail.

Trois ans à ranger des relevés avant d’écrire une ligne de code

Entre 2022 et 2024, j’ai accompagné des relectures de relevés dans des bibliothèques, des centres sociaux et des réseaux de femmes cadres. J’ai tenu un carnet : chaque anomalie rencontrée, sa cause probable, la pièce qui l’a résolue, l’organisme qui l’a instruite et le délai de réponse. Ce carnet est devenu la bibliothèque d’anomalies de Trimestia.

Le logiciel n’a été écrit qu’ensuite, en 2024, et il a été volontairement réduit à ce qui marchait sur la table : une frise, un questionnaire chronologique, une fiche par période douteuse, un modèle de courrier, un suivi daté, un dossier à emporter. Rien d’autre. J’ai retiré trois fonctions qui semblaient séduisantes sur le papier et qui ne servaient à personne en salle, dont un calcul de pension que je me refuse à produire.

Mes convictions produit, en quatre points

Un outil de préparation ne doit jamais se faire passer pour une caisse

Trimestia ne liquide rien, ne calcule pas votre pension et n’a aucun mandat de l’Assurance retraite, de la MSA ou de l’AGIRC-ARRCO. Il vous rend capable de dialoguer avec elles. Cette frontière est écrite dans le produit lui-même : chaque écran qui touche à un montant rappelle qui fait foi.

Le vocabulaire est la moitié du problème

Trimestres cotisés, trimestres assimilés, majoration de durée d’assurance, âge d’annulation de la décote : ces mots ne sont pas difficiles, ils sont simplement jamais expliqués au bon moment. Dans Trimestia, chaque terme s’explique là où il apparaît, en une phrase, sans renvoyer à une page d’aide.

Une femme préparée ne se fait pas expliquer sa vie

La différence entre un rendez-vous réussi et un rendez-vous perdu tient rarement au conseiller. Elle tient à ce que l’on pose sur la table. Une frise lisible, trois questions écrites et deux justificatifs changent radicalement la conversation, et le compte rendu que l’on emporte en sortant.

Aucune promesse d’argent

Je n’écris jamais qu’une abonnée va récupérer une somme. Certaines régularisations n’aboutissent pas. D’autres apportent un ou deux trimestres qui, parfois, décalent une date de départ. Ce que je garantis, c’est la clarté du dossier et la qualité des questions, pas le résultat d’une instruction.

Comment je travaille aujourd’hui

Je continue d’animer des séances gratuites en bibliothèque et dans des réseaux féminins professionnels, parce que c’est là que le produit apprend. Chaque cas traité en salle enrichit les fiches d’anomalie, les modèles de courrier et le glossaire. Les abonnées de la formule Rendez-vous accompagné retrouvent ce format en visio collective, douze participantes au plus, une fois par mois.

Je réponds moi-même aux messages envoyés par le formulaire du site, sous deux jours ouvrés, du lundi au vendredi. Quand une situation dépasse ce que Trimestia sait faire, je le dis et j’oriente vers un point d’accueil Info Retraite, une assistante sociale ou une conseillère en évolution professionnelle.

L’éditeur du service

Trimestia est édité par MLJ, SASU au capital de 500,00 euros, immatriculée sous le SIREN 934 769 837 et inscrite au registre du commerce et des sociétés de Paris depuis le 30 octobre 2024. MLJ conçoit et exploite des logiciels de préparation administrative destinés au grand public français.

Le directeur de la publication est Jimenez Julien. Les détails d’identification complète de l’éditeur figurent dans les mentions légales, le traitement des données est décrit dans la politique de confidentialité et les règles d’usage du service dans les conditions générales d’utilisation.

Me suivre et me joindre

Les publications de terrain, les comptes rendus d’ateliers et les annonces de séances gratuites passent par ces cinq adresses :

Pour une question sur votre relevé, le plus simple reste le formulaire de la page d’accueil ou l’adresse jimenezjulien42@gmail.com. Vous pouvez aussi parcourir le plan du site pour retrouver une section précise.

Faire relire mon relevé de carrière

Mes publications

Les neuf articles que j’ai écrits dans Le Cahier des trimestres

Le Cahier des trimestres est le magazine de Trimestia. Chaque article part d’un document réel, d’une échéance réelle ou d’une démarche réelle, et se termine par ce que vous pouvez vérifier vous même. Les neuf textes sont parus le 3 septembre 2026, jour de la mise en ligne du site.

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